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Les éco gestes

Les éco gestes … Est-ce important ? Pourquoi ? Comment faire ?

Vous entendez souvent parler d’éco gestes. Mais qu’est-ce que c’est exactement?

Quels sont-ils ? Est-il important de les mettre en œuvre? Si oui, comment?

Essayons de voir ce qu’il en est, et vous pourrez vous faire votre propre idée …

« Ce qui ne se mesure pas ne s’améliore pas » .

Vous allez trouver beaucoup de chiffres dans ce dossier. C’est peut-être un peu rébarbatif. Oui, mais attardez-vous tout de même sur ces données. Certaines vous permettront de bien réaliser où est-ce que nous en sommes aujourd’hui et vers où nous nous dirigeons.

Le constat

Si vous consultez les nouvelles du monde, il vous sera bien difficile de ne pas apprendre que dans tel pays une tempête a tout ravagé sur son passage, dans tel autre un incendie « d’une ampleur jamais vue » a détruit des centaines ou milliers d’hectares de forêts trop sèches , ou alors une rivière est sortie de son lit pour tout emporter avec elle, ou encore une région se voit privée de pluie depuis des mois …

ECO gestes - le climat

Il y a probablement toujours eu des phénomènes de cette sorte, mais à notre époque où tout est enregistré et documenté, on se rend bien compte qu’inexorablement la fréquence et l’intensité augmentent. La machine s’emballe. Déjà en Europe des canicules se succèdent -l’eau potable se raréfie, le arrêtés de restrictions fleurissent à gauche et à droite, et oui, viendra un jour où elle manquera vraiment chez nous. L’été dernier, quelques villages du sud de la France se sont déjà retrouvés « à sec ».

Nous sommes à la mi-octobre 2023. Faute de précipitations depuis des semaines, la cascade de Gavarnie – plus haute chute d’eau de France – est à sec …

Gavarnie Octobre 2023

Les océans eux voient leur niveau qui monte, alimentés par la fonte des calottes polaires et autres glaciers. Conjuguées à l’augmentation de la température de ces océans, les conséquences seront extrêmement importantes. Par exemple pour les diverses formes de planctons  qui sont sensibles et durement impactés par ce phénomène. Savez-vous qu’une partie du plancton végétal des océans se comporte comme les plantes vertes: grâce à la photosynthèse, il absorbe du CO2 et en retour produit plus de 50 % de l’oxygène de l’air que nous respirons. C’est plus que l’ensemble des forêts de la planète, lesquelles sont par ailleurs également menacées par le réchauffement climatique. Autant dire que ce plancton qui souffre sous l’effet du réchauffement, et qui plus est, se trouve au début de la chaîne alimentaire pour de nombreuses espèces marines, il est tout simplement indispensable à notre survie…

phytoplancton

Le balancier du changement climatique est parti très fort dans une direction préoccupante, avec toute l’inertie du réchauffement dû à nos activités humaines, et il sera difficile et long de le ralentir, pour un jour peut-être repartir dans la bonne direction.

Le problème est bien entendu planétaire et notre planète héberge plus ou moins 200 pays, soit autant de politiques et d’intérêts différents, voire divergents. Il faut bien constater que sur de nombreux sujets, nous avons déjà du mal à nous mettre d’accord au sein de l’Europe des 27. Alors autant dire qu’une vraie politique planétaire qui aille dans le même sens pour lutter contre le réchauffement climatique, ce n’est pas tout à fait pour demain … Bien sûr les COP se succèdent les unes après les autres, exhortant nos dirigeants à enclencher des actions pour réduire cette augmentation des températures. Les résultats n’ont pas été extrêmement probants jusqu’ici. Le GIEC se dit même désabusé devant l’absence de réaction des dirigeants mondiaux.

Alors au-delà de ces grandes stratégies que certains pays tentent avec plus ou moins de conviction de mettre en place -ou pas- que peut-on faire à notre niveau?

Le rapport du GIEC d’avril 2022 donne une définition de la sobriété comme étant « un ensemble de mesures et de pratiques quotidiennes qui permettent d’éviter la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau tout en assurant le bien-être de tous les êtres humains dans les limites de la planète. »

Dans cette optique, il existe toute une série d’éco gestes que nous pouvons mettre en œuvre. Ils ont au moins deux intérêts:

  •  bien sûr lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences désastreuses
  •  mais aussi dans bien des cas nous permettre de réaliser des économies sur notre propre budget

En France

Nous l’avons bien compris, le réchauffement climatique n’est plus une « théorie scientifique ». Il est là, et comme les autres, notre pays est impacté.

Ecogeste impact France

De quoi parle-t-on, comment est-ce que la société française participe au réchauffement climatique ?

Dans le rapport de 2023 du Haut Conseil pour le Climat, il est indiqué que  les émissions brutes -celles qui n’incluent pas l’absorption de CO2 par les puits de carbone- générées sur le territoire français ont atteint 403,8 Mt éq CO2 en 2022. 

Les émissions nettes – qui tiennent compte de l’absorption de CO2 par les puits de carbone-  ont elles générées en France 386,9 Mt éq CO2 en 2022, ce qui revient à 6 t éq CO2 par habitant.    Source CITEPA

Ces émissions se décomposaient comme suit:

Ecogeste Transports
Ecogeste Agriculture
Ecogeste Industrie
Ecogeste Bâtiment
Ecogeste Prod Energie
Ecogeste Déchets
Ecogeste Forêts

UTCATF (Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie)

Notre réaction en face de ça

Pour autant, nous sentons-nous tous concernés par la lutte contre le changement climatique, et pouvons-nous adapter nos pratiques quotidiennes pour apporter notre pierre à l’édifice?

En France, l’INSEE a conduit des enquêtes mettant en avant « L’inégale capacité des ménages à agir en faveur de l’environnement  – Éric Pautard, SDES (CGDD/MTES) ». Ce rapport met en évidence l’influence que peuvent avoir de nombreux critères comme le niveau de vie des ménages, leur localisation, leur composition, leur niveau d’études, l’âge ou le genre, sur la sensibilité vis à vis de la problématique environnementale. Nous sommes tous invités à pratiquer les éco gestes, mais notre position dans la société nous rend visiblement plus ou moins sensibles et actifs sur le sujet.

Par exemple, il est intéressant de noter dans le rapport que pour les 10% des ménages les plus aisés, les transports comptent pour 2% de leur budget, alors que pour les 10% les plus pauvres, ils pèsent 9%. Pour les dépenses d’énergie liées au logement, là où les plus aisés n’y consacre que 2% de leurs revenus, les moins aisés doivent eux y consacrer 10%. Sachant que de manière globale, les 25 % des ménages les plus modestes (majoritairement locataires) consacrent 32,0 % de leurs revenus à leurs dépenses en logement, contre 14,1 % pour les ménages les plus aisés. Une fois les transports et le logement payés, les plus aisés ont encore 85,9% de leurs revenus disponibles, les moins aisés 68%. Ces pourcentages s’appliquent à des niveaux de revenus  très différents, rendant l’écart sur le « reste à vivre » d’autant plus important en fonction de notre position sur l’échelle sociale.

Du coup, avec ces « reste à vivre » différents, les comportements ne sont pas vraiment les mêmes. Quelques exemples extraits du rapport: parmi les ménages les plus aisés, 3 fois plus font peu ou pas attention à leur consommation d’eau que parmi les ménages les moins aisés. Comparé à ces derniers, 6,4 fois plus des ménages les plus aisés consomment de la viande plus de cinq fois par semaine, 2,5 fois plus ont une température de chauffage supérieure à 19°C ou 9 fois plus ont voyagé plus de 20 heures en avion en 2021 hors voyages professionnels. Les ménages les plus aisés sont 2 fois plus nombreux à être prêts à payer plus pour n’utiliser que des énergies renouvelables, et 2,4 fois plus à acheter des fruits ou des légumes bio. Bien que ce ne soit pas une règle immuable, les revenus d’un ménage et le niveau d’étude sont souvent liés. Par exemple, les personnes les plus diplômées ont 5,5 fois de chance que les moins diplômés de faire systématiquement attention à la provenance des produits alimentaires lorsqu’ils en achètent. Au-delà de ces chiffres que l’on pourrait directement relier au pouvoir d’achat, on peut aussi noter qu’il semble y avoir une influence de l’âge sur nos comportements. Les personnes les plus âgées seraient 3,1 fois plus nombreuses à éteindre systématiquement les lumières en quittant une pièce et 2,1 fois plus nombreuses à trier systématiquement le verre et le papier pour le recyclage.

Beaucoup d’autres statistiques sont proposées, le lien pour accéder au rapport complet est le suivant:

Les ECO GESTES

Il y a donc de nombreux éco gestes que l’on nous propose à tous de faire au quotidien. Certains seront faciles à mettre en œuvre quelle que soit notre situation, d’autres le seront moins.

Pour chacun des grands thèmes, regardons les données et les éco gestes possibles à mettre en face.

Vous pouvez découvrir séquentiellement les commentaires liés à chacun de ces thèmes, ou utiliser les boutons ci-dessous pour  aller directement sur un thème particulier.

LE TRANSPORT ROUTIER

Le transport en France représente environ un tiers des nuisances environnementales de l’automobile qui sont la pollution de l’air et l’émission de gaz à effet de serre. Un peu plus de la moitié de ces nuisances proviennent des automobiles. 

En 2019, il était recensé plus de 37 millions d’automobiles dans notre pays.

Quels « Eco-gestes » pouvons pratiquer pour essayer de réduire cet impact?

Privilégier la marche, le vélo ou les transports en commun. C’est du bon sens, surtout si vous habitez en région parisienne ou du moins en ville. Mais ce sera souvent probablement plus difficile à mettre en œuvre si vous vivez au fin fond de la Creuse ou dans la (très belle) vallée d’Ossau. Tout le monde n’a pas de métro, de ligne de bus, de  gare ou encore de commerces ou de médecin à portée de la main … Et donc de fait, beaucoup d’entre nous utilisent un véhicule, souvent thermique, pour leurs déplacements quotidiens.

Lors de l’utilisation du véhicule, il est admis que de rouler 10 km/h moins vite permet en fonction du véhicule d’économiser 3 à 5 litres de carburant et de réduire de 12,5 % ses émissions de CO2 sur 500 km. En pratique, il est conseillé de stabiliser sa vitesse et d’éviter les accélérations trop importantes. D’après l’ADEME, une conduite sportive vous fera consommer jusqu’à 40 % d’essence en plus -et bien souvent vous ne gagnerez pas beaucoup de temps. Donc mieux vaut opter pour un bas régime moteur. Plus le moteur tourne vite, plus il consomme de carburant et émet du CO2. De même, utiliser systématiquement la climatisation a un impact. Si vous la coupez, en moyenne, vous rejetterez 15 % de CO2 en moins sur 100 km et économiserez 10 % de carburant sur route et 25 % en ville. Sachez quand-même que rien n’est parfait en ce monde qui se réchauffe, des vitres grandes ouvertes renforcent la résistance au vent et cela se traduit en consommation de carburant…

Ecogestes Automobile

On s’en doutait, mais rappelons que laisser son moteur tourner à l’arrêt a un coût sur le plan financier et écologique. En moyenne, si vous vous arrêtez plus de 30 secondes, vous êtes gagnants si vous coupez votre moteur. Certains pays sont nettement plus « incitatifs » qu’en France: en Wallonie (Belgique), depuis le 1er mars 2019, il est interdit de maintenir le moteur allumé sur un véhicule à l’arrêt sous peine d’une amende de 130 €. Mais on a déjà dit que rien n’était parfait dans ce monde qui se réchauffe… Moteur arrêté, le chauffage perd progressivement en efficacité. En cas d’arrêt prolongé, tous les accessoires utilisant la batterie risquent de la « vider », surtout si la température ambiante est faible, si la batterie est mal chargée ou en « fin de vie », ou si l’arrêt est trop long. Et puis, en augmentant le nombre de cycles de démarrage du moteur, on accroît inévitablement la sollicitation de l’ensemble des organes de démarrage (démarreur, batterie, alternateur, courroies…) et par conséquent leur usure, réduisant leur durée de vie, ce qui dégrade le bilan environnemental du véhicule. Donc, arrêt/redémarrage à privilégier lors d’une utilisation urbaine ou sur route très chargée, avec un véhicule bien entretenu (Et l’entretien, cela a un coût. En la matière, on revient au problème du « reste à vivre »  devant lequel nous ne sommes pas tous égaux).

Autre conseil, dans la mesure du possible, éviter de rouler surchargé. On considère que 100 kilos en plus entraînent la consommation supplémentaire de 5 % de carburant.

Plus facile et important, vérifier la pression des pneus. Des pneus sous-gonflés entraînent une augmentation de votre consommation de carburant – jusqu’à 25 % dans les cas les plus extrêmes…

Et les véhicules électriques alors?

La fin des ventes de voitures thermiques neuves est programmée en France pour 2035. Mais de plus en plus d’automobilistes sont déjà tentés par l’achat d’un véhicule électrique que ce soit pour des raisons environnementales afin de réduire leur impact écologique mais aussi parce qu’ils espèrent réaliser des économies en adoptant ce type de véhicule.

Ecogeste voiture elect

Premier frein, le prix d’achat du véhicule. Mais si l’on en croit Avere-France, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique, ce frein à l’achat des voitures électriques en raison de leur prix devrait disparaître dans quelques années. Une étude réalisée par BloombergNEF (BNEF), à la demande de l’ONG Transport & Environment (T&E), estime que les véhicules électriques seront moins onéreux à produire que les modèles thermiques à compter de 2027. La conclusion est que « le prix hors taxes d’une voiture électrique compacte dotée de 400 km d’autonomie passerait de 38000 € en 2020 à 20000 € en 2025 puis 16000 € en 2030. À cet horizon, une compacte électrique serait ainsi 18 % moins chère à l’achat qu’un modèle équivalent thermique ».

De son côté, Que-Choisir a mené une étude qui prend en compte tous les paramètres (achat, équipement, entretien), étude qui conclue qu’une voiture électrique neuve permet d’économiser 1275 € par rapport à un véhicule à essence (le plus coûteux) sur la base de 20000 km par an, pour seulement une économie de 625 € si l’automobiliste parcourt 10000 km par an.

Alors quid du bilan environnemental? Parce que au départ, c’est bien de cela dont il était question.

Une voiture électrique n’est jamais « zéro carbone ». Sa production, et surtout celle de ses batteries, émet des gaz à effet de serre qui sont à l’origine du réchauffement climatique. D’après l’ADEME, avec 0 km roulé au compteur, une voiture électrique a déjà une « dette » carbone de 5 à 15 tonnes équivalent CO2, selon les modèles. Cette empreinte est 2 à 3 fois supérieure à celle d’un équivalent thermique. Mais à l’usage, la tendance s’inverse. Si elle est rechargée avec une énergie décarbonée, le bilan global d’émission de CO2 repasse en faveur de la voiture électrique après 70000 km, pour une berline moyenne. Toujours selon l’ADEME, sur l’ensemble de sa durée de vie, « une voiture électrique roulant en France 200 000 km a un impact carbone 2 à 3 fois inférieur à celui d’un modèle similaire thermique ». Rappelons que la France n’est pas la Norvège, nous ne produisons pas 100% d’électricité décarbonée.

Toutefois, en plus de l’impact positif en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, il faut noter que l’utilisation d’une voiture électrique n’engendre pas directement d’émission de gaz polluants contrairement aux véhicules thermiques. Par contre, la voiture électrique émet elle aussi des particules fines, du fait de l’usure des pneus, et surtout des plaquettes de freins. Le poids des voitures électriques étant souvent important, ces émissions de particules fines dues au freinage pourraient même être supérieures à celle d’une voiture thermique de gamme équivalente.

« L’électrification des automobiles n’en supprime donc pas toutes les nuisances », indique l’ADEME. Il faudrait (faudra???) des véhicules plus légers, des batteries plus performantes, fabriquées en Europe, des points de rechargement performants, en nombre suffisants sur le territoire avec un maillage adéquat. Et probablement changer certains de nos usages. On ne recharge pas une voiture en quelques minutes comme on le ferait pour une voiture thermique. Compter une dizaine d’heures sur une borne à domicile. Tout cela est très variable d’un véhicule à l’autre, en fonction du type de batteries. Certaines permettent de rouler 100 km avec quelques minutes de charge ultra rapide -il faut pour cela le chargeur adapté. Mais il faudra ensuite trouver un autre chargeur, ou alors patienter beaucoup plus longtemps pour la recharge.

UTILISATION DE L'EAU DOUCE

C’est un fait indéniable, l’eau douce se raréfie sous l’effet du changement climatique et de par l’usage que nous en faisons tous (pour l’agriculture, l’industrie, la production d’énergie, les besoins d’hygiène, les loisirs…).

Nous l’avons déjà dit, « Ce qui ne se mesure pas ne s’améliore pas ». Parlons chiffres pour bien cadrer le sujet.

L’eau, on peut dire qu’il y en a beaucoup sur Terre. Elle recouvre même 72% de la planète. Mais attention, sur Terre, 97,2% de l’eau est salée. Seule 2,8% de cette ressource est de l’eau douce.

Ces 2,8% d’eau, indispensables à notre survie, se répartissent comme suit:

  • 2,5% de glace polaire => aïe, inaccessible pour nos besoins !!!
  • 0,63% d’eaux souterraines
  • 0,02% d’eaux de surface (lacs, fleuves, rivières)
  • 0,001% d’eau atmosphérique
 
Par rapport à la quantité d’eau globale sur la planète, il n’en reste qu’une petite partie, qui est elle absolument indispensable à notre quotidien, pour ne pas dire à notre survie.  Cet usage de l’eau prélevée se répartit comme suis:
  • agriculture : 70 %
  • industries : 20 %
  • consommation domestique : 10%

Un point qui est tout sauf un détail, tout le monde n’a pas accès à cette ressource. 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau salubre (= eau propre) et un tiers de la population mondiale est privée d’eau potable, c’est-à-dire celle que l’on peut consommer.

Neuf pays détiennent à eux seuls 60 % des ressources naturelles renouvelables d’eau douce de la planète : le Canada, la Chine, la Colombie, le Pérou, le Brésil, la Russie, les Etats-Unis, l’Indonésie et l’Inde. Peut-être les futurs « maîtres du monde » ….

 

En chiffres, selon l’UNESCO :

  • 2.4 milliards de personnes sont privées de systèmes d’assainissement de base.
  • 450 millions de personnes dans 29 pays sont confrontées à des problèmes de pénurie d’eau régulière
  • 15000 personnes dont 6000 enfants meurent chaque jour de maladies liées au manque d’eau potable. Dit autrement, cela représente 10 personnes/minute dont 4 enfants.
 
Dès lors, on comprend aisément qu’il serait judicieux de mieux  protéger/ne pas polluer cette ressource en eau, mieux l’utiliser et la partager.
Ecogeste Eau douce

Comment est utilisée l'eau en France ?

Entre 2010 et 2019, les consommations d’eau se sont réparties ainsi :

  •  58 % pour l’agriculture (34% des surfaces de maïs sont irriguées, 40% des surfaces
    de pommes de terre ou de soja, plus de 50% des vergers, plus de 60% des
    surfaces de légumes)
  • 26 % pour la production d’eau potable
  •  12 % pour le secteur de l’énergie (refroidissement des centrales électriques)
  •  4 % pour les autres industries (agroalimentaire notamment)

Chez nous, l’eau du robinet provient à 66 % des nappes souterraines (sources, puits, forages) et à 34 % des eaux de surface (cours d’eau, lacs). L’eau doit toujours être traitée avant d’arriver dans nos logements. Elle voyage sur des centaines de kilomètres. En métropole, nous disposons d’environ 900 000 km de réseaux qui s’agrandissent de 3 500 kilomètres par an du fait de la densification des zones urbaines et littorales. Ces réseaux doivent être maintenus en permanence du fait des fuites.

Dans certains territoires, seulement 1 litre d’eau sur 3 parvient jusqu’au robinet. Sur 5,5 milliards de m3 prélevés chaque année en France pour assurer l’alimentation en eau potable, plus d’1 milliard de m3 d’eau est perdu dans les réseaux de distribution.   (Source ADEME)

Dans nos logements, l’eau potable est principalement utilisée pour des besoins d’hygiène

  • 39 % pour l’hygiène corporelle
  • 20 % pour la chasse d’eau des WC
  • 22 % pour le lavage du linge et de la vaisselle
  • 6 % pour la cuisine
  • 6 % pour le lavage de la voiture ou l’arrosage du jardin
  • 1 % seulement pour boire

Alors comment pouvons-nous l’économiser, chacun à notre niveau ?

De nombreux gestes permettent d’économiser facilement de l’eau :

  • La première chose à faire, pour économiser l’eau, c’est de vérifier qu’aucune fuite n’occasionne de pertes chez vous. Il s’en perd déjà assez en route avant d’arriver à votre compteur…
  • Un simple robinet qui fuit peut gaspiller jusqu’à 120 L par jour. Pour une chasse d’eau, les pertes sont encore plus importantes : ce sont 600 L qui peuvent être purement et simplement gaspillés dans le même laps de temps. Petite astuce pour repérer les fuites d’eau : relevez les chiffres de votre compteur d’eau avant d’aller vous coucher. Si ces chiffres ne sont pas identiques à votre réveil (et que personne n’a utilisé d’eau pendant la nuit bien sûr), c’est nécessairement à cause d’une fuite qui se cache quelque part dans le logement.
Ecogeste fuite
  • Prendre des douches rapides (moins de 5 minutes)
  • Installer des réducteurs de débit sur tous les robinets et dans la douche
  • On peut se laver les mains sans pour autant laisser l’eau couler pendant qu’on se les savonne
  • S’équiper d’une chasse d’eau double flux
  • Attendre que votre lave-linge et votre lave-vaisselle soient bien remplis pour les faire fonctionner
  • Installer un récupérateur d’eau de pluie dans le jardin
  • Planter des végétaux peu gourmands en eau dans le jardin
  • Arroser le soir ou tôt le matin pour éviter l’évaporation rapide de l’eau
  • Ne pas tondre trop ras pour éviter de devoir arroser la pelouse
  • Laisser des parties enherbées dans votre jardin si vous en avez un, pailler au pied des plantes pour mieux conserver l’humidité dans le sol…

459 TWh d’énergie ont été consommés en France en 2022:

  • 279 TWh proviennent des centrales nucléaires – forte baisse par rapport à2021 due à des indisponibilités
  • 49,7 TWh  proviennent des centrales hydro-électrique – forte baisse par rapport à 2021 due aux conditions climatiques chaudes et sèches
  • 44,1 TWh proviennent des centrales à gaz, en forte hausse par rapport à 2021, du fait des « défections » du nucléaire et de l’hydro-électrique
  • 37,5 TWh proviennent de l’éolien
  • 18,6 TWh proviennent du solaire
  • 2,9 TWh proviennent du charbon

Le reste a été importé, avec un solde de 16,5 TWh d’import.

2023 bilan elect

L’année 2022 a connu une augmentation inédite des prix du gaz, sous l’effet des menaces sur l’approvisionnement de l’Europe résultant de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Cette augmentation a entraîné une tension entre l’offre et la demande au niveau mondial, ce qui chez nous s’est traduit par une forte hausse du prix de l’électricité. Au bout de ces effets dominos, ce sont les factures énergétiques des ménages qui ont grimpé en flèche.

Sur le plan national, 2022 restera marquée par une faible disponibilité du parc nucléaire, des performances en baisse de la production hydro-électrique en raison des faibles précipitations et de l’augmentation des températures, le tout compensé par une utilisation plus importante du parc thermique (gaz, fioul, charbon) et par des importations. Malgré tout, du fait de la prédominance de la production nucléaire et de l’apport des nouveaux modes de production (éolien, solaire), la production d’électricité en France est restée à 87% décarbonée.

Alors, quels Eco-gestes pour réduire sa facture de gaz / d’électricité?

Chauffe-eau et chauffage électrique, à gaz ou pompe à chaleur, granulés de bois, cuisson gaz ou électrique, utilisation de panneaux solaires ou pas, état d’isolation du logement … De nombreux cas de figure existent, et les façons d’économiser l’énergie varieront d’un cas à l’autre.

Quelques pistes.

LE CHAUFFAGE

Ecogeste Thermostat

Les Français se chauffent majoritairement au gaz. Toutefois, l’usage du chauffage électrique est très répandu, qu’il soit utilisé seul ou en complément. Selon l’ADEME, le chauffage électrique représente 27,6 % de la consommation totale d’électricité de ces ménages. Tout naturellement, le premier geste individuel est de baisser la « température de consigne ». Le médiateur national de l’énergie préconise 19 °C dans les pièces de vie occupées et 16 °C à 17 °C le reste du temps. Il estime qu’une réduction de 1°C fait économiser 7% de la consommation d’énergie. Ces chiffres sont toutefois à nuancer en fonction de l’état des habitations. Une « passoire » thermique sera toujours très difficile à chauffer, et maintenir 19°C dans ce type d’habitat peut même être un gouffre financier. Il faudrait alors se tourner vers des travaux de rénovation énergétique, et il existe des aides pour cela. Attention toutefois aux nombreuses arnaques dans ce domaine, et nous vous renvoyons vers notre article qui explique comment procéder / obtenir des aides.

« travaux de rénovation énergétique-comment s’y prendre-comment éviter les pièges »

De manière générale, il existe divers équipements comme un thermostat d’ambiance, des robinets thermostatiques sur des radiateurs, des systèmes centralisés qui permettent de gérer les différentes zones d’un logement selon différentes plages horaires, d’anticiper les changements de températures à l’extérieur, etc etc … Tout un arsenal du plus simple au plus complexe, dont la mise en place peut-être efficace, mais aussi onéreuse au départ.

Plus simple, penser à fermer ses volets le soir. Ce sera une barrière supplémentaire et bienvenue entre l’intérieur et l’extérieur. On revient à la remarque précédente, bien isoler son logement permet de le chauffer, lui, plutôt que de chauffer l’extérieur...

On pourra aussi se tourner vers des systèmes économiques, intégrants des pompes à chaleurs.

L'EAU CHAUDE

On note que presque la moitié des logements français sont équipés d’un chauffe-eau électrique. De manière générale, le principe d’un chauffe-eau est de chauffer une quantité d’eau et de la maintenir en permanence dans un ballon à une température donnée. Dès lors, on comprends bien qu’un ballon surdimensionné au regard du nombre de personnes dans le foyer sera source d’une (grosse) dépense (inutile). On ne change pas son système de production d’eau chaude toutes les semaines, donc idéalement, bien veiller à faire le bon choix dès le départ, et également à positionner le chauffe-eau judicieusement. Dans un endroit froid, il consommera plus d’énergie rien que pour maintenir la température du ballon. Si toutefois vous êtes dans ce cas, il est parfois possible d’isoler le ballon lui-même. A noter également que placé loin des consommateurs (cuisine, salles de bain), il s’écoulera beaucoup d’eau dans le circuit avant que l’eau chaude n’arrive, avec à la clé une perte d’eau et d’énergie.

 

Mais en France, nous aimons bien légiférer. Saviez-vous que la température d’eau de votre chauffe-eau est définie en vertu de l’arrêté du 30 novembre 2005, qui stipule que la température de votre ballon d’eau-chaude doit être réglée entre 50° et 60° Celsius pour les dispositifs de moins de 400 litres et entre 55°C et 60°C si le volume total des équipements de stockage est supérieur ou égal à 400 litres? La loi précise que cela n’est pas obligatoire, si l’eau est portée à une température suffisante au moins une fois par 24 heures , à savoir :

– à 70°C ou plus pendant minimum 2 minutes

– à 65°C pendant 4 minutes

– à 60°C pendant 60 minutes.

Pourquoi cette loi? A une température trop faible, vous risquez une prolifération de bactéries infectieuses, notamment de la légionnelle. Cette bactérie peut provoquer une maladie pulmonaire grave, la « légionellose ». Les bacilles de légionnelles se développent dans les eaux stagnantes dont la « température est comprise entre 25 et 45 °C ». Pour éviter cela il faut donc régler son chauffe-eau sur une température supérieure à 50°.

 

Dont acte, un réglage de la température du ballon à 50°C permet tout à la fois d’éviter les problèmes bactériologiques dans le circuit d’eau, et de disposer d’une eau suffisamment chaude en limitant la consommation d’énergie nécessaire au maintient en température. Et si vous vous absentez longtemps de votre domicile, pour des vacances ou toute autre raisons, coupez votre production d’eau chaude. Mais au retour, faîtes la tourner quelques minutes à 70° avant de prendre une douche …

 

Si votre installation le permet (système heures pleines / heures creuses), pensez à ne produire de l’eau chaude que quand cela est nécessaire.

 

Pour réduire sa consommation d’eau chaude, on peut privilégier les douches aux bains, tout en prenant des douches moins longues et éviter de se laver les mains systématiquement à l’eau chaude. Vous disposez de robinets thermostatiques? Alors par défaut, laisser la manette sur la position « eau froide » quand vous ne l’utilisez pas. Cela évitera de solliciter la production d’eau chaude à la moindre prise d’eau. Pensez aussi aux réducteurs de débits, efficaces pour l’eau chaude comme pour l’eau froide.

 

Enfin, si votre installation commence à être ancienne, , il est peut-être temps de le changer par un dispositif plus moderne, en optant pour un appareil thermodynamique ou solaire par exemple. Là encore, consultez notre article pour éviter les arnaques et voir si vous pouvez bénéficier d’aides.

L'ECLAIRAGE

Selon l’ADEME, Les ménages consacrent en moyenne 12,8 % de leur consommation d’électricité spécifique à l’éclairage. Vous voulez optimiser vos dépenses sur ce poste? Voici quelques gestes qui peuvent vous aider à y parvenir:

  • Le minima: c’est tout simple, éteindre les éclairages quand on quitte une pièce.
  • Le meilleur éclairage reste la lumière du jour. Quand c’est possible, mettez votre bureau, votre plan de travail en dessous d’une fenêtre par exemple.
  • Les ampoules LED consomment 4 à 5 fois moins d’électricité qu’une lampe à incandescence traditionnelle et durent en moyenne 6 fois plus longtemps. Souvenez-vous aussi qu’une ampoule bien dépoussiérée offre 40 % d’éclairage supplémentaire. Mais attendez qu’elle refroidisse avant d’y toucher !!!
Ecogeste LED

L'ELECTRO-MENAGER

Quelques (bonnes) habitudes peuvent nous permettre de réduire l’impact de l’usage de nos appareils électro-ménagers, sur nos factures d’énergie, et donc sur le réchauffement climatique.

  • Conservation:

Un réfrigérateur ou un congélateur devraient être le plus éloignés possible de sources de chaleur.

Il faut toujours veiller à leur ménager un espace autour et surtout à l’arrière pour permettre un fonctionnement efficace. Condensateurs, évaporateurs … ces équipements situés à l’arrière devraient être régulièrement dépoussiérés. Si vos équipements ne disposent pas de fonction de dégivrage continu, il faut, dès que la couche de givre atteint environ 3 mm, dégivrer car cela peut représenter une surconsommation électrique de 30%. À 4 mm, la consommation électrique de votre appareil peut aller jusqu’à doubler (ADEME).

Il faut aussi veiller au bon état des joints de porte.

Vérifiez régulièrement la température. Réglez le réfrigérateur entre 4 °C et 5 °C et le congélateur à -18 °C. Chaque degré en moins nécessite 5 % d’énergie en plus pour un réfrigérateur et entre 2 et 3 % supplémentaires pour un congélateur.

Enfin, à l’usage, éviter les ouvertures/fermetures à répétition (essayer de « tout sortir » ou « tout ranger » en même temps), éviter de mettre des aliments encore chauds dans les équipements.

  • Cuisson des aliments:

Le simple fait de placer un couvercle sur une casserole permet, par la conservation de la chaleur, d’économiser jusqu’à 25 % d’énergie. Si votre container de cuisson est épais, vous pouvez arrêter la cuisson 5 minutes avant la fin et la cuisson continuera par inertie thermique. Vous possédez un autocuiseur (la bonne vieille « cocotte-minute »)? C’est un mode de cuisson particulièrement économe: puisque très hermétique, il cuit les aliments 4 à 6 fois plus vite que votre casserole de base.

Une plaque de cuisson électrique classique consomme deux fois plus d’énergie qu’une plaque alimentée au gaz. Mais sur le plan environnemental, cela est à mettre en balance avec « comment est  produite votre électricité, décarbonée ou pas ». Selon l’ADEME, une plaque à induction consomme 22 % d’énergie en moins qu’une plaque vitrocéramique et 25 % d’énergie en moins qu’une plaque électrique classique.

Ecogeste Cuisson

LE NUMERIQUE

Selon l’ADEME, l’empreinte carbone du secteur du numérique représente aujourd’hui 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et 2% de l’empreinte carbone à l’échelle nationale. La grande majorité de cet impact du numérique provient de la fabrication des smartphones, ordinateurs, et tous les dispositifs que nous achetons. Aujourd’hui, si la fabrication est à l’origine de 79 % de l’empreinte carbone  numérique qui provient de nos équipements numériques, environ 16 % proviennent des centres de données et 5 % des réseaux.

 

Par exemple, l’impact carbone des mails va varier selon la taille des pièces jointes et le nombre de destinataires, mais également à partir de quel type d’équipement ils sont générés ou lus. La moyenne évoquée est souvent d’une vingtaine de grammes de CO2 pour un email avec une pièce jointe de 1 méga octet. L’impact du streaming ou d’une visioconférence va varier selon la qualité de l’image. La vidéo via 4G peut être jusqu’à 2 fois plus émettrice qu’avec une connexion Wifi.

Ecogeste Data Center

Quelques Eco-gestes numériques:

  • 306 milliards d’emails sont reçus et envoyés chaque jour dans le monde. Vous avez une, voire plusieurs boîtes emails pro ou personnelles: faîtes du ménage !!! Pensez à supprimer l’historique des anciens messages reçus et envoyés ou de manière générale tout ce qui ne vous resservira pas. Ne pas le faire, cela entraîne le stockage inutile de ces données dans des fermes de serveurs. Et que dire des milliers de mails reçus, stockés et non lus chaque année par les Français …
  • Un autre geste serait de n’envoyer que les mails ou autres messages quand cela est réellement nécessaire. Evitez également de mettre en copie tout un tas de personnes si cela n’a pas vraiment d’intérêt. Je connais des personnes qui sont submergées d’emails et qui n’ouvrent jamais un message dont ils sont « juste en copie ».
  • Et donc, faites « durer » au maximum vos téléphones et autres ordinateurs. Selon l’ARCEP, avant même que nous n’utilisions notre dernier smartphone, téléviseur ou ordinateur flambant neuf, il a déjà produit près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre qu’il émettra durant sa vie. Son utilisation occupe la part restante, soit près de 20 %.

Sources :

  •  CITEPA: Le CITEPA contribue à lutter contre la pollution atmosphérique et le changement climatique, par le calcul, l’interprétation et la communication de données d’émissions fiables à l’attention de décideurs et de spécialistes, en France et à l’étranger. Association loi 1901 sans but lucratif et opérateur d’Etat pour le compte du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, le CITEPA satisfait aux obligations de rapportage des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre de la France sous différents formats d’inventaires CCNUCC, EMEP, Protocole de Kyoto et CEE-NU.
  • Rapport annuel du Haut conseil pour le climat – Septembre 2023
  • GIEC: Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat. 

    Rapport du GIEC Avere-France, association nationale pour le développement de la mobilité électrique

  • ADEME: Agence de la Transition Ecologique
  • Enquête INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) – L’inégale capacité des ménages à agir en faveur de l’environnement
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Contact

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  •  Traitement du diabète : Diabeloop, une start-up française, a développé un dispositif combinant un capteur de glycémie, une pompe à insuline et un algorithme d’IA pour réguler automatiquement le taux de sucre dans le sang des patients diabétiques.
  • Oncologie personnalisée : Le projet Watson for Oncology d’IBM aide les oncologues français à choisir le traitement le plus adapté pour leurs patients atteints de cancer, en analysant les données cliniques et les publications scientifiques.
  • Analyse d’images médicales : Le projet iBiopsy, conduit par la société française Median Technologies, utilise l’IA pour analyser des images médicales et extraire des biomarqueurs non invasifs, permettant de caractériser les tumeurs et de prédire la réponse aux traitements.
  • Prédiction de l’arrêt cardiaque : Un projet est en cours pour permettre au SAMU de prédire les arrêts cardiaques grâce à l’analyse en temps réel de signaux verbaux et non verbaux par IA.
  • Médecine prédictive : Des systèmes d’IA sont utilisés en France pour analyser les dossiers médicaux, les résultats de tests génétiques et d’autres données afin d’identifier les risques de maladies chroniques comme le diabète ou les maladies cardiaques